Plaidoyer
LE COLLECTIF : « SURSIS POUR LES RSASSISTES »
Demande le Respect des Droits Humains : article 25 pour les personnes en situation de précarité et précarité extrême.
La
loi est écrite pour TOUS et quand une personne est privée de travail,
par l’effet d’une crise bancaire ou de disparition des embauches ou bien
en conséquence des débauches, cette personne ne peut être
officiellement privée de ses Droits Humains, mise en danger, ou non
assistée.
L’Etat est garant de l’application de la Loi pour TOUS et garant du
Respect des Droits Humains, mais aussi l’Europe a un regard sur ce que
décident les pays de la l'Union Européenne
Or,
depuis qu’il a été décidé de renommer le RMI par RSA, les personnes
concernées sont susceptibles de se voir couper tout moyen de survie ;
ce, du jour au lendemain, par le simple pouvoir d’un agent social chargé
de noter son comportement et par des élus locaux, qui deviennent alors
tout-puissants face à la fragilité de sa position économique et de son
infini isolement.
Il
n’est pas tolérable au plan intellectuel et encore moins au plan
humain, qu’un seul individu, quels que soient son mérite, son origine ou
sa qualité, puisse être à la merci d’un agent local en ce qui concerne
son Droit à la survie.
S’il
était besoin, mille témoignages douloureux montrent à quel point un
timbre manquant, un malentendu, un abus de pouvoir, peuvent lui coûter
la vie.
[une
RSASSISTE a ainsi reçu, à plusieurs reprises, des convocations
obligatoires le jour même du rendez-vous : à peine le temps de courir au
bureau de son agent de contrôle ». Le refus d’un stage pour fabriquer
des CV (stage ordonné à quelqu’un qui venait de la communication et donc,
strictement inutile ! lui a provoqué la suspension du RSA)
Ou
encore : 6 mois de menace de rembourser jusqu'à cinq années de RMI, à
une personne, la déclarant hors-la-loi pour avoir intégré la formation
continue contre le gré de sa mairie qui exigeait qu’elle restât au RSA
-2009.
Tout ceci est une atteinte extrêmement grave à l’intégrité des gens qui
souffrent d’être mis aux bans de la société par la privation de
travail.
Elles
ne peuvent plus se suffire à elles-mêmes, la société ne veut plus les
voir ; souvent, la famille et les amis les ignorent et leur seul
interlocuteur reste un agent qui les tient par son pouvoir absolu.
Ceci est inhumain et dégradant.
Nous demandons par notre pétition le rétablissement du RSA socle tel
qu’il était institué dans sa première mouture : c’est-à-dire : sans
aucune condition.
Le Droit n’est pas une faveur faite à un sujet. C’est juste le Droit –pour TOUS.
« C'est aux esclaves, non aux hommes libres, que l'on fait un cadeau pour les récompenser de s'être bien conduits. » Baruch Spinoza
ARTICLE
25 de la déclaration des Droits Humains : Toute personne a droit à un
niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de
sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement,
les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ;
elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité,
de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens
de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
La
maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance
spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors
mariage, jouissent de la même protection sociale.
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On se souvient du calvaire de cet homme brûlé à la Caf des Yvelines cet été